FESPACO : La cinémathèque africaine de Ouagadougou fait l’inventaire de son fonds

La Cinémathèque africaine de Ouagadougou (C.A.O) sise au siège du FESPACO, a procédé du 16 mai 2022 au 03 juin 2022 à l’inventaire des archives cinématographiques et audiovisuelles dont elle a la charge.

Placée sous la supervision du Délégué général du FESPACO, Alex Moussa Sawadogo, cette activité visait à contribuer à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine cinématographique africain. Cette opération a commencé par un pré-inventaire du fonds cinématographique et audiovisuel de la CAO, afin de constituer une base de données et un site Web sur le patrimoine cinématographique et audiovisuel de la CAO.

Pour mener à bien le travail, l’équipe chargée de l’exécution des tâches a été scindée en deux (02) groupes. Le premier a travaillé sur le centre de conservation et le second sur le centre de documentation.

Pour le Centre de conservation, le premier groupe s’est attelé à recenser tous les films sur support 35 mm, 16 mm, VHS, Betacam, U-matic, DVD, numérique (Clés et disques durs) et à mettre les informations dans le canevas. Aussi, l’ensemble des supports physiques ont été codifiés et rangés de façon adéquate dans la réserve sur les étagères et autres supports de rangement.

 

 

Le second groupe qui, s’est penché sur le Centre de documentation, s’est chargé de répertorier tous les documents papiers et iconographiques (ouvrages, monographies, thèses, mémoires, publications officielles, photos, les affiches, scénarios, iconographies…), de les traiter,

de les coter selon les normes de la Fédération internationale des Archives de Films (FIAF) et de les classer selon leur catégorie et par chronologie. Un registre d’inventaire avec une base de données devrait être constitués à la fin.

Signalons que la cinémathèque africaine de Ouagadougou (CAO) créée en 1989, grâce à la volonté des cinéastes africains et placée sous la tutelle du FESPACO a été inauguré en 1995. De quarante (40) copies de films acquis par la Cinémathèque africaine à sa création, on est passé à plus de cent cinquante (150) copies de films en 1995, date de son inauguration et plus de 2000 copies de films avant l’inondation de septembre 2009. Au fil des éditions du FESPACO, un nombre important de copies de films et de documents se retrouve stocké dans les salles de conservation et de documentation.

 

     

 

On estime aujourd’hui à environ plus de 8000 œuvres cinématographiques et audiovisuelles sur support 16 mm, 35 mm, vidéo, numérique, etc. constitués de films documentaires, de films de fiction, des films d’actualité, des longs et courts métrages représentatifs des cinématographies de toutes les régions d’Afrique.

 

 

Mali: Le Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique lance un appel à projets

Le Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique (FAIC) du Mali lance la 2e édition de son appel à projets pour  soutenir des projets de films qui mettront en exergue le rôle du cinéma dans la consolidation de la citoyenneté pour la construction.

L’édition de 2021 est placée sous le thème « Cinéma et citoyenneté  » et sa date limite de candidature est fixée au 13 décembre 2021 à 23h59, délai de rigueur. 

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« Les Trois lascars » ou la question des tchiza abordée par Boubakar Diallo

Le long métrage burkinabè en compétition « Les trois lascars » de Boubakar Diallo, a été présenté lundi dernier au Ciné Burkina. Ce film aborde l’un des thèmes d’actualité des vies des foyers en Afrique. En l’occurrence, l’adultère et la vie des maîtresses « Tchiza ».

Il s’agit de l’histoire de trois amis qui ont organisé une virée désuète hors de Ouagadougou sans informer leurs conjointes. L’alibi était qu’ils devaient prendre le vol pour une mission à Abidjan. Pourtant, ils allaient à une escapade avec leurs « Tchiza » à quelques encablures de Ouagadougou. Mais l’avion qu’ils devraient prendre a fait un crash à Abidjan. Imbroglio totale ! Comment revenir à la maison ? Ce tandem Côte d’Ivoire/Burkina avec des acteurs et actrices tels que : Issaka Ouédraogo, Kady Touré, Mahoula Kane, Eve Sandrine Guehi, Oyou, Matikara montre à quel point, l’unité et le partage d’expérience peuvent engendrer des résultats plus que probants.

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40 millions d’euro pour financer le cinéma africain et des Caraïbes

Le Programme ACP-UE Culture est né de la volonté du Secrétariat du Groupe des Etats ACP et il est financé par l’Union européenne. Ce programme vise à stimuler le secteur culturel dans le but de contribuer au développement social et économique des pays ACP. Doté d’un budget de 40 millions d’euro pour la période 2018 à 2021, il soutient surtout les entreprises dont l’innovation culturelle et technologique avec la participation des jeunes est de mise.

Le Programme ACP-UE Culture organise plusieurs activités au FESPACO PRO. Notamment les tables rondes, des panels sur plusieurs aspects relatifs aux mécanismes de financement du cinéma en Afrique ou encore sur le renforcement de l’entreprenariat des femmes réalisatrices des pays ACP. Pour cette première conférence, l’Union Européenne s’est appesantie sur le financement général de la culture. Antonio CAMACHO (Chef d’équipe de la bonne gouvernance UE Burkina), de Gian Giuseppe Simeone (Chef d’équipe de l’unité d’assistance technique ACP-UE Culture), Palméro Pilar (Chef de coopération UE Burkina) et Ousmane Boundaoné (Administrateur de OUAGA FILM LAB) ont présenté les modes et formes de financement et d’accompagnement des projets. Face à eux, les professionnels du cinéma et de la culture, ont suivi avec intérêt cette conférence.

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Les différents prix spéciaux de la 27e édition dévoilés

Plus 96 000 000 FCFA de valeur attribuée aux lauréats dont 43 000 000 FCFA de contribution.

La liste officielle des prix spéciaux a été présentée aux médias et aux professionnels du cinéma le lundi dernier. Plusieurs donateurs des prix spéciaux, cinéastes ayant un film au programme et hommes de médias, tels sont ceux qui ont pris part à la rencontre Michel SABA, le président de la commission des prix spéciaux explique que les prix spéciaux visent à encourager les cinéastes et à soutenir la promotion du cinéma africain et de la diaspora. Ils sont de ce fait décernés selon le règlement intérieur du FESPACO. Cette année il y a 12 donateurs et les prix sont regroupés en quatre catégories. La 1ère catégorie concerne les parlements, les organisations sous-régionales, les organismes internationaux, les organismes spécialisés des Nations-Unies, les ONG et les collectivités territoriales. Les frais d’inscription sont de 5 000 000 FCFA par donateur pour cette catégorie. La 2ème concerne les États ou les représentations diplomatiques accréditées au Burkina avec pour frais d’inscription : 4 000 000 FCFA. La 3ème est réservée aux structures privées, les sociétés d’états… pour 3 000 000 FCFA La 4ème concerne les associations, les mutuelles, les organisations professionnelles ou confessionnelles pour 2.000.000FCFA Chaque jury de prix spécial est composé de cinq membres et chaque donateur a un jury à l’exception de L’UEMOA qui dispose de trois jurys. Le gala de proclamation et de remise des prix spéciaux est prévu pour le 22 octobre 2021 à 16h à l’Hôtel Silmandé.

Parfait Fabrice SAWADOGO

La 3D enseignée aux Enfants à FESPACO SUKABE

La biennale du cinéma africain c’est aussi les espaces jeunes. Outre les activités habituelles, les jeunes sont pris en compte dans le but de non seulement leurs permettre de s’intégrer dans la fête mais surtout de susciter en ces derniers un engouement pour le métier du 7ème art.

Au centre international « la Termitière » des jeunes dont l’âge est compris entre 05 et 30 ans se familiarisent avec les techniques de la réalité virtuelle, à la réalisation des films et aux B.A.BA du maquillage artistique. Adama Ouédraogo réalisateur et concepteur de « Clap en Herbe » dans ce cadre, forme des élèves dans les établissements scolaires de la place afin d’assurer la relève du cinéma burkinabè. Cette relève doit être initier à la réalité virtuelle, à l’utilisation de l’outil numérique pour la production des films 3D à l’instar des pays développés. Un des doyens de cette technique innovante Charles YARO est également aux côtés des enfants. Au CDC la Termitière l’UNICEF accompagne le FESPACO avec des projections de films sur la sensibilisation aux mesures barrières du COVID-19. Les participants apprécient positivement ce geste de la biennale du Cinéma africain.

Delphine BANISSI

Le Sénégal exporte sa politique cinématographique

La réussite cinématographique du Sénégal réside dans les ressources humaines et l’accompagnement de l’Etat à travers le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (FOPACI). C’est en substance ce qui ressort de la conférence publique animée par le pays invité d’honneur de la 27è édition du FESPACO. Le directeur de cabinet du ministère en charge de la Culture et de la Communication du Sénégal, Demba Faye renchérit que « Le succès du cinéma sénégalais est fonction de ses ressources et que Sembene Ousmane fait partie des grands hommes qui ont oeuvré pour l’essor du cinéma sénégalais et africain. Le début du cinéma sénégalais remonte en 1955 avec le court métrage « Afrique-sur-seine » de Paulin Soumanou Vieyra. Plus tard, en 1966 Sembene Ousmnane emboita les pas de son maître avec la réalisation du premier long métrage de fiction intitulé, « La Noire de… » qui recevra le « Prix Jena Vigo ». Au fil du temps, d’autres réalisateurs verront le jour tel que Djibril Diop, Mambety, Safi Faye, Moussa Sène Absa, Moussa Touré, Dyana Gaye, Mansour Sora Wade,Cheick Tidiane Aw, Mahama Traoré Mati Diop et les autres….

Boureima PASSERE

Les rues marchandes, l’autre FESPACO !

Entre projection de films, panels et soirées d’animation musicale, les rues marchandes attirent également du monde. Cependant l’affluence laisse à désirer.

Les exposants et les restaurateurs sont au rendez-vous du FESPACO 2021 comme à l’accoutumé, pagnes traditionnels, bijoux, objets décoratifs, chaussures et biens d’autres articles ornent les étalages. Cependant les exposants déplorent le manque d’engouement de la population et des acheteurs. Franck BOUDA et son ami qui sont venus du Sénégal ont du mal à écouler leurs articles en cuire. « le marché est mou, depuis le matin nous n’avons rien vendu, néanmoins nous gardons espoir pour la suite »; espoir partagé par Noufou Traore venu de Banfora avec des tissus et produits locaux. Les clients arrivent, regardent demandent les prix mais n’achètent rien, dit-il. Les restaurateurs et tenanciers de maquis se frottent les mains. Surtout en soirée, entre grillades, fritures et boissons ; tout roule et ils s’activent à satisfaire leurs différents clients. Certains exposants installés au siège déplorent l’exigence du badge pour avoir accès au site du siège, De façon générale depuis l’ouverture de cette biennale du cinéma africain la rue marchande délocalisée n’affiche pas son influence d’antan.

Delphine BANISSI

Veillée d’hommage aux cinéastes disparus

Les cinéastes disparus ont été honorés lors d’une veillée organisée en leur honneur.

Après l’ouverture officielle de la 27e édition du FESPACO et la projection du film inaugural, les cinéastes ont pris rendez-vous au Ciné Burkina pour rendre hommage aux cinéastes disparus depuis la 26e édition du FESPACO en 2019. « Il s’agit d’une veillée d’hommage organisée à chaque FESPACO et qui vise à remémorer une belle trajectoire du cinéma africain, à magnifier ceux-là qui nous ont devancé et qui ont œuvré pour l’évolution du cinéma africain. Ce sont aussi ces derniers qui ont créé le FESPACO, la cinémathèque, les institutions, les visions du cinéma africain » a expliqué Aboubacar SANOGO, Professeur de cinéma et chargé d’animer la veillée. Les points d’honneur de cette veillée ont été les différents témoignages des collaborateurs des disparus et une projection du film documentaire, « Caméra d’Afrique » du Tunisien Férid BOUGHEDIR. Réalisé en 1983, le film donne la parole aux pionniers qui ont permis l’émergence d’un cinéma d’auteur africain.

Boureima PASSERE

Boubakar GALBANI : Concepteur du monument de la Place des Cinéastes.

Né en 1958, Boubakar GALBANI est l’un des concepteurs du monument qui trône à la mythique Place des Cinéastes, devenu un véritable emblème du FESPACO voire du Burkina. Il nous a parlé de la création du monument.

« Le monument représente une caméra dont l’objectif est pointé vers le ciel. Nous avons voulu l’installer ainsi » « Le monument tel que nous le voyons aujourd’hui a été construit en février 1987. Ce modèle a été retenu parmi plusieurs propositions faites par les architectes et les sculpteurs de l’époque. Ils sont venus me voir afin que je conçoive ce monument. Nous étions à deux semaines du lancement du FESPACO. Nous l’avons conçu dans un atelier de métallurgie à Kossodo dénommé A.C.M.D. (Atelier de Construction Métallique et Divers) ce monument a été construit pour ensuite être transporté au rond-point au niveau de la Mairie de Ouagadougou. Le transport de Kossodo à la Mairie a été pénible car à l’époque, il n’y avait qu’une seule grue dans tout le pays. Nous avons fait appel à la gendarmerie afin qu’elle nous éclaire le passage du monument. Le dévoilage du monument était prévu pour le jour du FESPACO et les autorités avaient prévu un hélicoptère pour dévoiler la grande bâche qui couvrait l’édifice. Malheureusement l’hélicoptère n’est pas venu. Nous étions obligés de tirer cette gigantesque bâche à mains nues. L’édifice est haut de 12m25, pèse 10 tonnes entièrement construit en tôle de 4 avec de gros tuyaux à l’intérieur. Le socle quant à lui est fait en béton armé. La plaque où sont inscrits tous les noms des techniciens qui ont fabriqué ce monument a été fixée par mes propres mains nues ». Boubacar GALBANI qui s’est retiré dans son village à Garango est venu se présenter à cette 27e FESPACO afin qu’on n’oublie pas ceux qui ont construit ce monument. Il souhaite d’ailleurs que l’on puisse les associer aux cérémonies de libations à chaque édition.

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